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  • : Ce qui n'est pas dit n'est pas su ! Forte de cette maxime qu'aime à me répéter un ami très cher, je vais dire ici ce qui me passe par la tête, ce qui me fait sourire, chanter, rêver, réfléchir... Pourquoi faire ? Je ne sais pas. Faut-il vraiment savoir pourquoi on fait les choses quand on les sent avec le coeur...
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  • : 10/01/2011
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Cadeau de Virginie

 

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«Venez jusqu’au bord. 

Nous ne pouvons pas, nous avons peur. 

Venez jusqu’au bord. 

Nous ne pouvons pas, nous allons tomber. 

Venez jusqu’au bord. 

Et ils y sont allés. 

Et il les a poussés. 

Et ils se sont envolés.»

 

Guillaume Apolinaire

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Say what you need to say
Je vous propose d'écouter cette chanson avant d'aller plus loin. D'abord, le bonhomme a une jolie voix et de jolis arrangements, ensuite il se fait l'écho de ce que n'arrêtent pas de me dire quelques personnes importantes de ma vie, ce qui a donné lieu à ce blog.
So wellcome on board, et éventuellement, n'hésitez pas à "say what you need to say"

 

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“Les Déferlantes » est une belle histoire de Claudie Gallay parue en 2009. Non, ce n’est pas le début d’une nouvelle chronique littéraire. En fait, ça pourrait l’être, et je le ferai peut-être plus tard, car j’avais adoré ce roman. Une histoire de femme solitaire et un peu triste, arpentant les sentiers des falaises de La Hague, dans le Cotentin. Je me souviens avoir été séduite, envoutée par le paysage qu’elle décrivait.  Et puis, il y a quelques temps, j’ai voulu réserver un petit hôtel pour un week-end du mois de mars en amoureux, et j’en ai trouvé un qui semblait parfait à Urville-Nacqueville, dans… le Cotentin ! Une vieille bâtisse isolée au bord des champs,  les pieds dans la mer, les yeux sur l’horizon. Je n’ai pas tout de suite fait le rapprochement, mais très vite, le livre est revenu à ma mémoire. Et j’ai retrouvé à chaque pas posé sur le sentier des douaniers les ambiances décrites par l’auteure. Le livre avait fait son chemin en moi, jusqu’à me conduire inconsciemment sur les lieux de l’histoire.

L’endroit est en tout point fidèle au bouquin – ou plutôt l’inverse –, magnifique, émouvant: un festival de couleurs, entre les falaises âpres et sauvages couvertes de fougères encore sombres, les arbres et l’herbe vert pétard, les fleurs qui déboulent en gros massifs blancs de neige ou jaune canaris… Et la mer...  lagons émeraude et turquoise bordés de rochers noirs ou presque blancs, sous un ciel d'été rafraîchi par une petite brise piquante. J’ai marché sur le sentier escarpé, les yeux fous zigzaguant entre les cailloux à éviter sur le sol escarpé et les merveilles à admirer de tous côtés.

Mais surtout, ce qui m'a le plus émue, ce sont les primevères !!!! Des centaines et des centaines de fragiles corolles parsemaient les talus. Mes yeux étaient comme aimantés par ces tapis fleuri, et à chaque fois que j’en apercevais, le sourire me montait au visage. J'ai résisté tout le week-end, mais finalement, dimanche en repartant, j'ai arrêté la voiture au bord de la route, et je me suis retrouvée à genoux dans le fossé. Tout en fouillant du regard les touffes d’herbes pour éviter les orties, j’ai cueilli un petit bouquet de primevères. Parfait moment de méditation, où chaque geste était un acte de joie. J’avais 7 ans tout d’un coup. L'enfance toute entière m'est revenue, quand, avec ma cousine, nous faisions des concours du plus gros bouquet de ces petites fleurs jaune tendre. Quand elles pointaient leur nez sur le bord des chemins, au mois de mars, je savais que le printemps arrivait, et avec lui les vacances de Pâques et mes retrouvailles avec ma copine. Les primevères étaient pour moi le symbole des beaux jours revenus, des premières fleurs, des vacances qui approchaient, de l’amitié, des fous rires et de l’insouciance retrouvée.

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J’ai ramené mon petit bouquet à Paris, il éclaire la chambre et me transporte dans l’enfance, dans le vert des prairies au printemps, dans les promesses de rires et de jeux, dans la joie simple d’offrir des fleurs des champs. Reconnectée à un moment de bonheur de mon enfance, je regarde celle-ci d’un œil nouveau, avec une paix nouvelle. Nous sommes faits de nos souffrances dont le souvenir et la conscience nous aident à dénouer les nœuds du présent, mais il est bon aussi parfois de faire remonter ces petits moments de joie simple, qui font aussi ce que nous sommes, la partie en soi de simplicité et de spontanéité, ce qui nous fait vibrer et diffuser autour de nous des particules de lumière.

« On peut allumer des dizaines de bougies à partir d’une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant. »* 

* Petite phrase zen dont je ne connais pas l’auteur, trouvée au dos d’une carte postale.

 

 

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La façon dont les choses arrivent parfois pile poil au bon moment, quand on en a le plus besoin, m'émerveille toujours.

Mercredi, j'ai passé une sale journée, alors que le ciel était magnifiquement bleu, que je ne travaillais pas, que j'ai pu passer du temps au soleil dans le parc, que tout était parfait autour de moi. Mais depuis le matin, j'étais suspendue à l'espoir de voir quelqu'un de cher et qui n'est pas là souvent, et qui à repoussé tout au long de la journée le moment de notre rencontre. Et, incapable de profiter du présent, je me suis accrochée à cette attente, à ce que j'imaginais pouvoir être un moment merveilleux de retrouvailles chaleureuses, de joie partagée. Au lieu de vivre, de faire des choses pour moi, de profiter, j’ai… attendu. Jusqu'au soir, où je me suis retrouvée la boule au ventre, envie de pleurer, pauvre petite fille abandonnée, en colère contre l'autre, en colère contre moi. Et au moment de voir cette personne, je n'arrivais plus à me réjouir.

Mais heureusement, juste à temps, avant de partir à ce rendez-vous, il m'a pris l'envie de regarder mes mails, et je suis tombée sur une publication sur le blog d'une amie, une série de photos enrichies d’un texte.

Et là, images après images, les mots "LACHER PRISE... LACHER PRISE... LACHER PRISE..." !!! Comme un martèlement dans mon crâne et dans mon coeur, qui m'ont amenée finalement à… "lâcher prise". Et j'ai pu profiter et apprécier cette rencontre, pas du tout comme je l'avais imaginée, mais là, présente, telle qu'elle se présentait à ce moment là.

J'ai pu sentir ainsi, profondément, qu'imaginer les choses ne fait que nous couper de la réalité. L'attente est forcément décalée du réel puisque basée sur du passé ou du rêve, sur des projections, des désirs, une volonté de maîtriser les événements, de contrôler les gens. Et que ça ne se passe JAMAIS comme on l'imagine ou on l'attend. Accepter l'autre et la relation à l'autre dans son changement permanent est une course de fond.

Mais bon, voilà, il y a les anges qui veillent, l'univers qui prend soin de nous et nous donne l'impulsion parfois de faire le bon geste, comme celui d'ouvrir mes mails à ce moment-là.

Voici une  partie des textes que j'ai lu sur le blog de cette amie : 

 

Lâcher prise, c’est ne pas regretter le passé, mais vivre et grandir dans le présent pour l’avenir.

Lâcher prise, ce n’est pas couper les liens, mais prendre conscience que l’on ne peut pas contrôler autrui.

Lâcher prise, c’est ne plus blâmer ou vouloir changer autrui, mais au lieu de cela, choisir de consacrer son temps à donner le meilleur de soi-même.

Lâcher prise, c’est reconnaître son impuissance au sens où l’on admet que le résultat final n’est pas toujours entre nos mains.

Lâcher prise, ce n’est pas critiquer autrui ou le corriger, mais s’efforcer de devenir ce que l’on rêve de devenir.

Lâcher prise, c’est ne pas adapter les choses à ses propres désirs, mais prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier.

Lâcher prise, c’est craindre moins et aimer davantage.

 

 

 

 

Cette année encore, le suspens fut insoutenable. Pendant des mois et des mois, aucun mouvement, pas un souffle, aucun signe de vie. L 'espoir s'amenuisait à grand coup de gelée matinale, de froid glacial, de grisaille en tenaille.

Et puis, subrepticement, imperceptiblement, un léger frisson, un changement dans l'air du matin... Elles ont pointé le bout de leur nez frileux, timide et tremblant. Troublées par leur propre audace, elles en ont rosi de plaisir et d'émotion.

Et puis, un matin, la première osa franchir le pas  et ouvrit délicatement, doucement, gracieusement son coeur, s'offrant nue et fragile vers le ciel.

Emoustillées par cet acte de bravoure, ses soeurs ont frétillé, remué dans tous les sens, poussé par ci, poussé par là, et d'un coup elles furent 2, 5, 10, 100 à offrir au regard l'explosion de leure joie dans un déploiement frénétique de pétales délicats et soyeux. Pompons roses posés sur une terrasse surplombant la banlieue hérissée de barres de béton, les fleurs de prunus ont une fois de plus fait chavirer mon coeur.

Je ne m'y habituerai jamais... et heureusement. Quelle joie !!!!!!


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30012011295Un bonbon, une douceur, une gourmandise... Il est de ces livres où, dès la première page, je souris, je détends les épaules, je m'installe comme
dans une doudoune bien chaude un matin d'hier. Je salive d'avance. Je l'emporte partout, je m'y précipite à la moindre occasion, je passe des nuits blanches à cause de lui, et, souvent, je sais en l'ouvrant que je vais détester lire la dernière ligne, tourner la dernière page, quitter les personnages qui seront devenus des proches, des amis, des frères et des soeurs. C'est de ce genre de livre que j'ai envie de vous parler, ceux que j'aime, qui me touchent, me font rire et pleurer, et rêver aussi. Des livres qui m'accompagnent longtemps après que je les ais refermés, avec le désir de vous mettre l'eau à la bouche, de vous faire partager mon plaisir, et pourquoi pas, de vous donner envie de les lire à votre tour.

Bienvenus donc dans ma nouvelle rubrique que j'aurais bien appelée "Le dernier bouquin qui m'a empêchée de dormir", mais c'est un peu long, alors ça s'appelle BOUQUIN, dans la colonne de gauche.

 

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Martinique... Un pélican vole dans le soleil couchant, le sable noir éclaire le bleu du ciel, les palmiers s'élancent pour attraper les étoiles. Aux pieds des montagnes qui cachent leur sourire dans les nuages, la mer se fait lagon ou joueuse. Dans l’arbre, la noix de coco attend patiemment d'être cueillie, la banane mûrit en cachette sous les grandes palmes, la mangue rougit de plaisir.

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Hibiscus, roses de porcelaine, fleurs de lune, azalées, bambous, palmiers, arbres à pain, palétuviers, flamboyants… toute la nature frissonne d’une soif de vivre, d’une faim de dévorer l’espace, de pousser vers le ciel, plus haut, toujours plus haut. Le palmier s’élève et se balance dans les nuées. 

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Le nénuphar et le papyrus envahissent la mare, les fleurs rivalisent de couleurs et réinventent les formes. Un colibri passe de calice en calice de 1000 battements d’aile.

 

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Délices d'une île sous le vent qui m'a cogné le cœur.

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Voyage !

Le voyage a cela de précieux qu’il oblige à se reconnecter à l’instant présent, à avancer un pas après l’autre sans savoir où le pas suivant se posera. Tout est découverte, chaque seconde est un saut dans l’inconnu, et les yeux sont obligés de s’ouvrir pour ne pas manquer le pas suivant. Et ils s’ouvrent, et s’ouvrent encore. Les images se succèdent, d’émerveillement en émerveillement, on ne peut rien retenir, on se laisse traverser par le souffle du monde.

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Les émotions se bousculent, mais ne se figent jamais, le vent souffle, et comme la branche aérienne du palmier, on se laisse balancer en tout sens par la brise marine. Les couleurs éblouissent. Caléidoscope du soleil qui joue à cache-cache avec les nuées galopantes. La météo est une bonne leçon de lâcher prise aussi. Le soleil brille, le ciel cobalt, et à l’horizon, des nuages noirs et menaçants s’accumulent. En bonne Bretonne, je courbe l’échine, cherche un abris du regard, voire un pull dans l’appréhension du frisson… Le temps de mettre le transat au sec, le grain est passé comme une fusée. Quelques gouttes s’attardent, tombant d’un ciel redevenu azur… Le temps d’anticiper le mauvais temps qu’il est déjà passé !

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Le temps de « s’habituer », de croire qu’on commence à comprendre comment ça fonctionne, qu’il faut déjà repartir, revenir vers des choses plus connues. Mais peut-être, justement, faut-il se dire à ce moment-là que le connu n’est qu’une illusion, que chaque pas que l’on fait est un saut dans l’inconnu, même si les murs et le ciel sombres de la capitale nous rappellent quelque chose.

Rester en voyage, à chaque instant de la vie, dans le quotidien des jours gris, est sans doute le plus important des voyages.

Et de temps en temps, fermer les yeux, et faire revenir les couleurs !

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C'est la rentrée ! C'est quoi la "rentrée" ? Peut-être le moment de s'arrêter un moment, de se pauser dans le grand flux de la vie, les trépidations de la ville, un inspire, un expire, juste pour se rappeler qu'on est ici, maintenant, et pas là-bas, demain, hier, à côté. Se rappeler quelques consignes*, dès fois que les projets, les bonnes résolutions, les anticipations nous aient fait oublier d'être là :
Première consigne : respirer.
Deuxième : être.
Troisième: aimer.
Quatrième: se relier.
Cinquième: communiquer.
Sixième : rire.
Septième: créer.
Huitième: œuvrer.
Neuvième: contempler.
Dixième : remercier.
La présence est requise
pour appliquer toutes ces consignes
dans la vie de tous les jours.
Le bonheur suivra, la vitalité aussi.
L'ennui, lui, disparaîtra.

* Consignes de rentrée qu'une amie partageuse a  trouvées sur le site d'une librairie montréalaise, Biosphaire

 


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J’ai décidé de laisser le soleil m’inonder, me remplir, m’exalter,

me réchauffer de son amour.

Je n’avais rien demandé, il s’est levé à mon horizon et m’a sourit

de ses yeux brillant de lumière.

 

J’ai décidé de laisser s’effilocher dans le vent d’un soupir

les nuages sombres du passé.

 

J’ai décidé de regarder sans crainte les brumes montant sur le lac de l’avenir

et de leur laisser la liberté de s’évaporer. 

L’Univers m’offre la moisson de ce que, sans le savoir, 

j’ai semé dans le terreau de mon existence.

 

J’ai décidé de récolter à pleines mains et de savourer

chaque grain de raisin gorgé d’été.

 

Je récolte, et le vent se sert au passage et sème à son tour

des grains de bonheur que l’Univers redistribuera au gré de sa fantaisie.

 

Puisse-t-il faire retomber sa pluie de douceur sur tous ceux que j’aime,

et au-delà.

 

Puisse-t-il rendre au soleil ce qu’il donne sans compter

et sans rien demander.

 

J’ai décidé de « m’autoriser à être heureuse » !*

 

* Merci, mon fils, pour cette petite phrase tellement généreuse.

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Sensation 

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien,
Mais l'amour infini me montera dans l'âme ;
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, heureux- comme avec une femme.
               Arthur RIMBAUD

 

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C’était une soirée improvisée, une rencontre, un curiosité, une impulsion, comme une envie de danser quand la musique t’entraîne. Et puis tu te retrouves sur la piste, et tu sais pas si tu connais les pas, mais les bras de ton danseur t’entraînent, et puis ça va tout seul.

Nico a déboulé avec son air d’oiseau tombé du nid, avec une envie, un rêve, celui de raconter les histoires que l’hiver dans ses Iles de la Madeleine lui avaient inspirées. L’hiver qu’il a passé à « traverser son désert ». Il les raconte mieux que moi, ses îles. Sachez seulement que dans le mot « île » il y a des histoires de bout du monde, de loin de tout, de regard accroché à l’horizon. D’ailleurs, de l’or, ils z’ont, ces îliens, dans leurs yeux, dans leurs mains qui volent comme les grands cormorans, en piqué, en planant. Des mains pour esquisser les formes d’une femme, et les femmes, c’est bien connu, « c’est des Oasis. Les femmes son luxuriantes, sont belles, c’est des richesses de la nature, l’abondance de la terre promise ancrée en plein désert », disent les mains de Nico. Et ses mains qui frétillent racontent aussi « la musique qui fait des milliers de p’tites paillettes d’or dansant sur l’océan ». Alors j’ai eu envie de prendre ma flûte, et de parler avec lui du vent soulevant le sable des dunes, du froufrou des vagues mourant sur la grève, du silence de la neige qui tombe sur la terre dans le gris de l’hiver. Mais pour parler de la terre, il fallait quelque chose de plus profond, la pulsation du sang dans les racines des arbres, le tambour du cœur de la terre. Et j’y pensais, j’y pensais, et le visage de Diketi m’est apparu. Quand je lui ai proposé l'aventure, Diketi m'a d'abord tout de suite prévenu qu'il n'était pas un bon musicien. Ce à quoi je lui ai dit que je ne voulais pas d'un bon musicien, mais que je cherchais un homme avec un coeur et des oreilles ! ALors, il a dit oui, avec un grand sourire. Il a débarqué avec tout un tas de petites percussions, et un didgeridoo.

Entre ce grand échassier des terres africaines et le petit roitelet de l’île québécoise, il pouvait bien y avoir connivence. Et il y a eu cela, et bien d’autres choses encore. Entre ces deux-là, il y a des histoires qui se sont dites que nous ne connaîtrons pas. Et entre la flûte et le didgeridoo, est née une belle histoire d’amour.

J’ai voyagé bien loin avec ces deux oiseaux, j’ai rencontré un pêcheur de sirènes, j’ai aimé une femme Oasis, j’ai vu voler des plumes dans les airs, senti le vent sur mon visage, j’ai dormi dans les bras d’un ange, j’ai dansé avec les mots d’ici et de là-bas.

Et j’ai vu aussi dans les yeux de ceux et celles qui étaient venus nous écouter, briller des milliers de petites étoiles de bonheur, ce genre de petites lumières qu’on voit briller dans les yeux des enfants quand ils sourient au monde. Je suis heureuse d’avoir fait ce voyage. Je peux vous dire que ça m’a fait aller loin ! J’ai appris une sacrée leçon. Je sais maintenant comme c’est merveilleux d’aller au bout de ses envies, de prendre le risque de donner ce en quoi on croit, de faire confiance, à soi-même, à son intuition, et de se laisser porter par le mouvement qu’on a créé mais dont on n’est jamais complètement maître, parce qu’il y a les autres, leur liberté, que ça bouge, tout le temps, que c’est toujours l’inconnu, l’aventure, mais que si on se laisse guider par le cœur, rien de grave ne peut arriver.

Un ami qui était là m’a dit après : « C’est des gros paquets d’amour qu’il a donnés là, Nico ! » J’suis bien d’accord !

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Ecoutez bien, j'va vous raconter une histoire !

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A gauche, y a la mer... A droite... y a la mer.

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Ben voilà donc.

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"C’est là que le pêcheur vaillant peut aller cueillir l’or du levant.

Dans l’fond, mon grand-père, c’était un pêcheur d’or."

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Eh, reviens Diketi. T'es parti trop loin là !

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Un public en or ! Avec Madeleine Paradis, qui s'attendait pas à entendre des histoires des îles de la Madeleine, un vrai paradis.

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Les îles, il connaît Victor ! Il en a des choses à dire lui aussi.

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"Chère Oasis,

Je t’envoie, comme une lettre à la mer, ce joli sablier des Iles-de-la-Madeleine. Je l’ai trouvé lors de la traversée de mon désert..."

Nicolas Landry, conteur, à qui j'envoie une lettre moi aussi, une lettre à la mer de Bretagne, en souvenir de ces moments de bonheur qui font, au bout du conte, un grand oasis de bonheur.

© Photos Charly, que je remercie de tout mon coeur.


Encore un beau texte qui me touche et s'inscrit parfaitement dans le cheminement de ma pensée et de ma vie. Une série de petits mantra à ce réciter le matin, comme "je suis à la bonne place", "j'écoute mes émotions", "j'accepte et je bénie ma vie", "je me respecte et je respecte l'autre là où nous sommes respectivement", etc. Et je me permettrai de rajouter à ce texte que "Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j'ai su aimer les autres pour de vrai".

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

un texte de Kim Mc Millen

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j’ai pu me relaxer. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, 
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions. Aujourd’hui  je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive 
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même 
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime quand cela me plait et à mon rythme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
 Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci est… Savoir vivre.

 


 
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